La sialendoscopie

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Pathologies non tumorales des glandes salivaires et la sialendoscopie

Le GHPSJ développe la prise en charge des pathologies non tumorales des glandes salivaires grâce à l’apport de la sialendoscopie.

Les différentes affections cliniques pouvant toucher les glandes salivaires sont de deux grands types : les tumeurs, bénignes ou malignes et les affections non tumorales par obstruction des canaux excréteurs de la salive, principalement représentées par la lithiase (ou calcul). Ces dernières se manifestent par des symptômes survenant lors de l’alimentation avec augmentation de taille de la glande salivaire atteinte en raison de la non-élimination de la salive. A un stade plus évolué, la glande peut s’infecter et se manifester par une tuméfaction inflammatoire de la glande atteinte pendant plusieurs jours.

La prévalence de la pathologie lithiasique des glandes salivaires seraient de 1/5000 habitants en France. Leur prise en charge a été largement modifiée depuis le développement de la sialendoscopie. Décrite depuis les années 1990, la sialendoscopie permet l’exploration des canaux salivaires des parotides et glandes sous maxillaires grâce à des endoscopes semi-rigides, mais également l’extraction de lithiases et la désobstruction des canaux.

A visée diagnostique, elle s’ajoute à l’arsenal radiologique classique d’une suspicion de lithiase ou de sténose tels que l’échographie, la sialographie, le scanner et la sialo-IRM, mais elle s’avère supérieure pour connaître les causes d’obstruction salivaire. Elle est une alternative diagnostique simple, non invasive, répondant de façon certaine à la question diagnostique et permettant également de réaliser dans le même temps un geste thérapeutique. Elle consiste à introduire un endoscope dans les canaux salivaires principaux, secondaires et tertiaires afin de les visualiser et diagnostiquer les pathologies canalaires. L’instrument est constitué d’un endoscope semi-rigide, permettant de mieux se diriger à l’intérieur des ramifications canalaires et un système de rinçage qui a l’avantage de dilater les canaux, de nettoyer l’optique et d’évacuer les débris intracanalaires. Elle est la procédure recommandée face à toute tuméfaction salivaire unilatérale évoquant une sialolithiase ou une sténose canalaire.

A visée thérapeutique, elle est moins traumatique que les procédures classiques pour les pathologies obstructives de la glande salivaire. Elle permet l’extraction des lithiases par les voies naturelles, la dilatation des sténoses et le lavage de la glande surinfectée et permet ainsi d’éviter une chirurgie plus radicale telle que la parotidectomie ou la sous maxillectomie dont les risques de déficits nerveux sont importants (atteinte du nerf facial, du nerf lingual..).

Lorsqu’une lithiase est localisée, son extraction est réalisée à l’aide de sondes à paniers miniaturisées sous contrôle endoscopique. Si la taille dépasse 3 ou 4 mm, celle-ci peut être fragmentée à l’aide du laser Holmium introduit dans le sialendoscope. Enfin pour une lithiase de plus gros diamètre, il est parfois nécessaire de réaliser une voie combinée avec ouverture à minima du canal par voie endobuccale ou par voie externe. Les sténoses isolées ou rentrant dans le cadre d’une maladie auto-immune (Gougerot-Sjogren) peuvent être levées par la sialendoscopie.

La sialendoscopie interventionnelle a donc fait ses preuves en matière d’extraction de lithiase salivaire et de sténoses canalaires et est recommandée en première intention.

En pratique, elle est réalisée sous une courte anesthésie générale durant une hospitalisation d’une journée.

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