Journée mondiale de la santé du pied

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A l’occasion de la semaine de prévention du diabète et de la journée mondiale de la santé du pied, toutes deux durant le mois de juin, le Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph (GHPSJ) souhaite sensibiliser le grand public sur la prévention du pied diabétique. L’une des complications les plus sévères et handicapantes du diabète touche en effet le pied. Les plaies, une fois développées, peuvent persister pendant des mois, voire des années, conduisant à des infections douloureuses et dangereuses jusqu’à l’amputation.
Les équipes du service diabétologie expliqueront les spécificités du pied diabétique avec des conseils simples et pratiques d’hygiène quotidienne pour éviter l’ulcération ou la destruction du tissu du pied.

La meilleure action pour prévenir les complications du pied diabétique : prendre soin de ses pieds

En France, 3,7 millions de personnes sont traitées pour leur diabète (soit 5,4% de la population) et concernées par l’ulcération ou la destruction du tissu du pied, infecté ou non, causée par la neuropathie périphérique.
Celle-ci se définie par :
• une perte de sensibilité des pieds due à une atteinte des nerfs
• une diminution de l’hydratation naturelle du pied engendrant sécheresse, fissures et callosités
• des déformations osseuses du pied résultant en l’apparition de points de pression

Le pied perd ainsi sa sensibilité, avec le risque qu’une blessure qui passe inaperçue s’infecte. Il est donc impératif que le médecin regarde au moins une fois par an les pieds de son patient diabétique et réalise un test de sensibilité à l’aide d’un petit dispositif muni d’un fil, appelé monofilament, pour dépister une altération de cette sensibilité superficielle.
Plusieurs études démontrent que la majorité des complications au niveau du pied conduisant à une amputation est précédée d’une blessure mineure.

Dr Olivier Dupuy, chef de service d’endocrinologie diabétologie nutrition explique « Quand on ne ressent pas de douleur au pied, on ne s’en préoccupe pas. On peut ne plus rien ressentir, et de simples lésions qui paraissent anodines vont faire le lit de plaies chroniques. Il faut donc observer régulièrement son pied, le graisser et en prendre soin pour éviter des complications qui peuvent mener à l’amputation ».

Des gestes simples

Des séances d’éducation thérapeutique sont données durant les séjours, axées sur les règles de base des soins préventifs et d’entretien des pieds chez les diabétiques à risque. Le patient doit se prendre en charge et par exemple examiner ses pieds tous les jours (à l’aide d’un miroir ou par une tierce personne pour bien voir la plante du pied) à la recherche de coupures, d’ampoules, d’ecchymoses, de changements de couleur, de gonflements ou de plaies.
Il doit aussi appliquer quelques astuces pour limiter les risques de blessure :
• porter des chaussures appropriées
• couper ses ongles adéquatement
• éviter de marcher pieds nus
• éviter le trempage abusif des pieds

Dr Olivier Dupuy, chef de service d’endocrinologie diabétologie nutrition insiste « Les pieds sont des bons indicateurs de la gravité du diabète et l’absence de sensibilité est un signe d’alerte à ne surtout pas occulter. Un simple caillou non ressenti dans la chaussure du patient diabétique peut conduire à une plaie sévère ! ».

Au programme de la journée

Des conférences
10h30 -11h : « La complexité du pied diabétique et ses particularités cliniques »
14h30 – 15h30 : « La prise en charge du pied diabétiques (soins, orthèses, semelles, pansements) »

Des stands avec la présence d’une équipe du service diabétologie
– Des conseils au quotidien pour prévenir les altérations du pied diabétique
– Présentation du matériel de décharge, pansements, orthèses, chaussures adaptées, etc

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Publié dans Accueil, Presse, Presse 2018
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