En cas de suspicion de cancer du col utérin, l’Hôpital Paris Saint-Joseph propose un rendez-vous rapide (entre 1 et 7 jours de délai) avec une équipe spécialisée.
=> Numéro : 01 44 12 84 84
=> Questionnaire en ligne pour demander à être rappelé (délai entre 0 et 12h ouvrées)
Pour la prise de rendez-vous devant un cancer gynécologique (ou suspicion de cancer gynécologique), vous pouvez envoyer directement un mail au Dr Claire SANSON : csanson@ghpsj.fr
Épidémiologie
L’incidence du cancer du col en France est d’environ 3000 nouveaux cas/an.
Il est causé par un virus appelé Papillomavirus HPV oncogène (sauf dans de très rares cas de cancer du col). L’infection HPV est très fréquente, environ 80% des personnes seront infectées au cours de leur vie ; mais dans la très grande majorité des cas, cette infection est transitoire grâce à notre système immunitaire. Elle est donc sans conséquence dans 90% des cas car elle disparaît spontanément.
En revanche, la persistance de l’HPV chez les porteurs chroniques (environ 10% de la population) peut causer des lésions potentiellement pré-cancéreuses (cervicales, mais aussi ORL et ano-rectales). Ces lésions, en l’absence de traitement, peuvent évoluer en cancer invasif, généralement au bout de plusieurs années.
Plusieurs facteurs favorisent la persistance du Papillomavirus et la survenue de ces lésions, notamment :
- HPV 16 et 18 qui sont les principaux HPV responsables du cancer du col
- L’immunodépression et le tabagisme (qui limitent notre capacité à nous débarrasser du Papillomavirus)
Prévention
Primaire = la vaccination
Il n’existe pas de traitement contre le papillomavirus actuellement. En revanche, la vaccination est extrêmement efficace. Elle protège contre 90% des HPV responsables des cancers et constitue donc un élément clé de la prévention du cancer du col. Le schéma vaccinal est le suivant :
- 2 doses espacées de 6 mois entre 11 et 14 ans, avec une efficacité de 90%
- 3 doses en cas de rattrapage entre 15 et 26 ans
La couverture vaccinale reste faible en France, bien qu’en augmentation, évaluée à 46% pour les adolescents. L’objectif est d’atteindre les 80% en 2030.
Secondaire = le dépistage
Le dépistage permet une prise en charge précoce de ces cancers, ce qui constitue un élément pronostique majeur.
Le dépistage repose sur le prélèvement cervico-utérin, en consultation par un médecin ou une sage-femme. Il est recommandé de 25 ans à 65 ans selon un calendrier bien défini. Sur ce flacon de prélèvement, l’analyse par le laboratoire est différente selon l’âge de la patiente :
- Avant 30 ans : on recherche la présence de cellules anormales (= la cytologie)
- Après 30 ans : on recherche la présence de l’HPV ; en cas de positivité, on recherche alors des cellules anormales.
En cas de cytologie anormale ou de persistance du papillomavirus, une colposcopie +/- biopsie est indiquée pour confirmer une éventuelle lésion pré-cancéreuse.
Diagnostic
Les principaux signes d’appel sont les saignements provoqués ou spontanés. Il peut également être découvert de manière fortuite sur les examens de dépistage à des stades très précoces.
Le diagnostic est confirmé par la biopsie (directe ou aidée de la colposcopie pour les lésions infra-cliniques). Il est ensuite nécessaire de réaliser un bilan d’extension par IRM abdomino-pelvienne +/- TEP-scanner.
Traitement
Le traitement est guidé par le stade de la maladie mais aussi, pour les stades précoces, par le souhait ou non de préservation de la fertilité.
En effet, pour les stades très précoces, chez les patientes souhaitant préserver leur fertilité, une conisation ou une trachélectomie (exérèse du col) peut être réalisée. En l’absence de projet de grossesse, on recommande une hystérectomie.
Une exploration ganglionnaire associée, par la procédure du ganglion sentinelle +/- curages est généralement indiquée.
Pour les stades plus évolués, la radio-chimiothérapie concomitante suivie d’une curiethérapie utéro-vaginale constitue le standard.
L’immunothérapie a également une place dans les stades avancés.
