FAQ Glaucome

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Traitement et parcours de soins

Généralités

Le glaucome est une maladie du nerf optique, le plus souvent liée à une pression trop élevée dans l’œil. Il évolue fréquemment sans douleur ni symptôme au début, d’où l’intérêt d’un dépistage chez l’ophtalmologue.

Sauf cas très sévère ou diagnostiqué tardivement, dans la majorité des cas non si la maladie est dépistée et suivie. Sans traitement ou en cas de progression, il peut entraîner une perte visuelle irréversible.

On ne guérit généralement pas le glaucome, mais on peut le contrôler durablement.

Parce que le glaucome atteint d’abord la vision périphérique, souvent sans gêne ressentie. Le traitement sert à préserver la vision restante.

Le traitement ne récupère pas la vision et le champ visuel déjà perdus, mais il aide à éviter une aggravation.

Atteindre une pression oculaire suffisamment basse pour protéger le nerf optique. II est parfois nécessaire de bien contrôler des pathologies annexes : syndromes d’apnées du sommeil, maladie thyroidienne…

C’est le niveau de pression jugé adapté à votre cas selon l’état du nerf optique, le champ visuel, l’âge et les facteurs de risque. Cette pression cible peut différer entre chaque patient et entre les 2 yeux de chaque patient.

Non. Le traitement dépend du type de glaucome, de sa sévérité, de l’âge, des antécédents et de la tolérance aux traitements.

Traitement médical par collyres

Souvent un collyre hypotonisant, parfois un laser selon le profil du patient.

Ils diminuent la pression de l’œil, soit en réduisant la production de liquide intraoculaire, soit en améliorant son évacuation.

Oui, la régularité est essentielle.

Mettez-la dès que possible, sauf si l’heure de la dose suivante est proche. Ne doublez pas les doses sans avis médical.

Lavez-vous les mains, tirez légèrement la paupière inférieure, instillez une goutte, puis fermez l’œil une à deux minutes.

Oui, cela peut réduire le passage du médicament dans le sang et limiter certains effets secondaires et améliorer la tolérance.

Oui. Il faut généralement espacer les gouttes de 5 à 10 minutes.

Oui, une irritation légère est fréquente. En cas de rougeur importante, douleur ou allergie, consultez. La rougeur du blanc de l’œil est quasi systématique avec les inhibiteurs de Rho-kinases ( exemple : Roclanda).

Non. La pression est souvent bonne parce que le traitement fonctionne.

Souvent oui, sauf si un laser ou une chirurgie permet de réduire ou modifier le traitement.

Oui, utiles en cas de sécheresse, irritation ou traitement prolongé. On privilégie le traitement sans conservateur dans la majorité des cas.

Certains collyres, notamment les prostaglandines, peuvent foncer l’iris ou modifier les cils.

Oui, certains peuvent agir sur le cœur, les bronches ou la tension. Signalez vos antécédents médicaux.

Ne l’arrêtez pas seul. Une alternative, un collyre sans conservateur, un laser ou une chirurgie peuvent être discutés.

Non ce n’est pas dangereux. Votre médecin peut être amené à vous prescrire des gouttes juste avant ou après l’injection afin d’éviter et de limiter les pics tensionnels liés à l’injection.

Lasers

Il aide à diminuer la pression intraoculaire (laser SLT ou trabéculoplastie) ou à améliorer la circulation de l’humeur aqueuse dans l’œil (iridotomie périphérique au laser YAG). Ces deux ont leurs indications propres, et ne peuvent pas être proposés à tous les patients.

Parfois. Il peut être proposé en première intention, en complément, ou pour réduire le nombre de collyres.

C’est un laser utilisé dans certains glaucomes à angle ouvert pour améliorer l’évacuation du liquide intraoculaire.

Il est généralement peu douloureux et réalisé en consultation.

Non, il s’agit d’un acte ambulatoire.

L’acte est court, souvent quelques minutes, avec un temps de préparation et de surveillance.

L’effet apparaît progressivement en quelques semaines.

Non. Son efficacité varie selon le type de glaucome et les caractéristiques de l’œil.

Dans certains cas oui, selon la réponse initiale et l’avis de l’ophtalmologiste.

Ils sont généralement faibles : inflammation transitoire, gêne, élévation temporaire de pression, efficacité insuffisante. Se reporter à la fiche de consentement SFO.

C’est un petit orifice réalisé dans l’iris pour prévenir ou traiter certains glaucomes par fermeture de l’angle.

Dans certains angles étroits, un laser préventif peut réduire le risque de crise aiguë de tension ou de glaucome chronique à angle fermé.

Chirurgie

Quand les collyres et/ou le laser ne contrôlent pas assez la pression ou lorsque le glaucome continue de progresser.

Non. Elle vise à abaisser durablement la pression pour protéger le nerf optique.

Trabéculectomie, sclérectomie profonde non perforante, implants ou valves de drainage, et parfois chirurgies mini-invasives selon les cas.

C’est une chirurgie qui crée une nouvelle voie d’évacuation du liquide de l’œil pour abaisser la pression.

C’est une petite zone sous la conjonctive où le liquide s’évacue après certaines chirurgies filtrantes.

Elle est souvent située sous la paupière supérieure et peu visible.

C’est une chirurgie filtrante visant à diminuer la pression avec une ouverture partielle des tissus de drainage.

C’est un dispositif placé dans l’œil pour aider à évacuer le liquide intraoculaire. Il est le plus souvent utilisé après échec d’une première chirurgie filtrante.

Ce sont des techniques moins invasives, souvent associées à la cataracte, adaptées à certains glaucomes débutants à modérés et bien contrôlés médicalement.

Le plus souvent sous anesthésie locale, parfois générale selon le patient et la situation.

Souvent en ambulatoire ou courte hospitalisation, selon le type de chirurgie et le contexte. Une prise en charge ambulatoire impose d’avoir un accompagnant le jour de l’intervention pour rentrer à domicile.

Elle est généralement peu douloureuse. Une gêne, un larmoiement ou une sensation de corps étranger peuvent survenir.

Pression trop basse ou trop haute, saignement, infection, inflammation, cataracte, cicatrisation excessive, nécessité de reprise ou de gestes complémentaires (needling ou laser).

En cas de cicatrisation excessive, afin de prévenir les remontées de tension, une injection d’anti-cicatrisant peut être nécessaire. C’est ce qu’on appelle le « needling ». Ce geste peut se faire en consultation la plupart du temps, sinon au bloc opératoire.

La cicatrisation influence fortement le résultat. Les consultations postopératoires sont donc essentielles. Un traitement anti-inflammatoire et antibiotique est prescrit plusieurs semaines et les contrôles sont plus nombreux qu’après une cataracte.

Parfois non, parfois oui. Cela dépend de la pression obtenue et de l’évolution.

Oui, si nécessaire, mais chaque décision est individualisée.

Un contrôle est fait le lendemain à l’hôpital et une semaine après. Le délai est ensuite adapté au cas par cas selon les patients.

Parcours de soins

Elle comprend généralement mesure de pression, examen du nerf optique, gonioscopie, OCT, champ visuel et analyse des facteurs de risque.

C’est un examen d’imagerie qui mesure l’épaisseur des fibres du nerf optique.

C’est un test qui évalue la vision périphérique, souvent atteinte précocement dans le glaucome.

Pour savoir si le glaucome est stable ou s’il progresse.

Cela dépend de la sévérité et de la stabilité. Un suivi régulier est recommandé.

Non, sauf consigne particulière pour une chirurgie ou une anesthésie.

Si une dilatation pupillaire est réalisée, la vision peut être floue quelques heures. Il vaut mieux éviter de conduire.

Ordonnances, anciens examens, compte-rendus opératoires, liste des traitements, allergies et antécédents médicaux.

Il existe une prédisposition familiale. Les proches peuvent bénéficier d’un dépistage.

En général à partir de 40 ans, plus tôt en cas d’antécédents familiaux ou de facteurs de risque.

Âge, antécédents familiaux, forte myopie, hypertonie oculaire, cornée fine, origine africaine ou antillaise, certains traitements corticoïdes, traumatismes oculaires.

Oui. Les deux maladies peuvent coexister et parfois être opérées séparément ou conjointement.

Parfois, surtout dans certains angles étroits, mais ce n’est pas toujours suffisant pour traiter un glaucome.

Vie quotidienne

Oui, dans la plupart des cas. Demandez avis pour les sports avec positions tête en bas, apnée ou risque de traumatisme. Certains sports avec efforts de poussée peuvent être déconseillés après sclérectomie profonde non perforante. Concernant la plongée, il serait préférable d’utiliser les masques plutôt que les lunettes de plongée.

Oui, dans la majorité des cas. Après chirurgie, demandez une validation médicale.

Souvent oui, mais les collyres et la sécheresse peuvent gêner. Il faut adapter les horaires et les produits. Après chirurgie du glaucome, la décision se fait au cas par cas.

Non, ils n’aggravent pas directement le glaucome, mais peuvent majorer la sécheresse oculaire.

Non. Une bonne hygiène de vie est utile pour la santé générale, mais ne remplace pas le traitement.

Il peut influencer le confort général, mais ne remplace pas les facteurs médicaux principaux.

Non recommandé : son effet est bref, imprévisible et associé à des effets indésirables.

Les corticoïdes peuvent augmenter la pression oculaire chez certains patients quel que soit la voie d’administration. Signalez votre glaucome à tout médecin. Par mesure de précaution et quand cela est possible, on privilégie des traitements courts à la dose minimale efficace. Les corticoïdes en collyre sont toujours prescrits après une chirurgie du glaucome pour éviter les cicatrisations excessives.

Douleur oculaire intense, baisse brutale de vision, œil rouge douloureux, halos colorés, nausées ou vomissements associés.

Le service d’ophtalmologie ou les urgences selon les consignes données à la sortie.

Via le secrétariat ou la plateforme de rendez-vous de l’Hôpital Saint-Joseph, selon les modalités affichées sur le site.