Pathologie fonctionnelle

Pathologie fonctionnelle2018-12-07T15:06:10+02:00

La pathologie fonctionnelle douloureuse est un motif fréquent de consultation en proctologie.

Les quatre grandes causes suivantes représentent la majorité des diagnostics possibles.

La proctalgie fugace

Il s’agit d’une douleur fugace, brutale, souvent violente durant entre quelques secondes à quelques minutes (moins de 5 min dans 90% des cas).
Il n’existe souvent pas de facteur déclenchant. Le patient est asymptomatique entre les crises.
L’examen proctologique est normal en dehors des crises et les examens complémentaires ne sont pas indispensables.
Le mécanisme de cette douleur reste encore mystérieux mais on pense qu’il s’agit d’un spasme brutal du sphincter de l’anus.
Le traitement est souvent difficile et peu efficace et le caractère bénin de la pathologie doit être expliqué avant tout.

Le syndrome du releveur

Il s’agit d’une douleur anale évoluant par crises de durée supérieure à 20 min. Pendant la crise, il existe une contracture douloureuse du muscle releveur de l’anus sans autre anomalie. La cause de ce syndrome est inconnue.
La kinésithérapie, le massage du releveur et les bains de siège peuvent s’avérer efficace.

La coccygodynie

Il s’agit de douleurs en regard du coccyx, déclenchées par la position assise ou la palpation. La coccygodynie peut survenir après une chute, un accouchement, des contraintes répétées ou une intervention chirurgicale et survient le plus souvent chez la femme.
La réalisation d’un cliché dynamique du coccyx peut aider à comprendre le mécanisme de la douleur (luxation postérieure, hypermobilité en flexion…).
Le traitement peut comporter des traitements manuels, des infiltrations ou rarement la chirurgie.

La névralgie pudendale

Il s’agit de douleurs anales ou péri-anales, à type de brûlure, de picotement ou de poids, le plus souvent unilatérales et pouvant irradier vers le vagin ou la face interne des cuisses. Les douleurs sont souvent majorées en position assise et soulagées en position allongée.
L’examen clinique et si besoin les examens complémentaires permettent d’éliminer une autre cause de douleur.
Le traitement est souvent difficile. Il peut être médical à l’aide de benzodiazépines, d’antalgiques spécifiques ou d’antidépresseurs. En cas d’échec, une infiltration du nerf peut être efficace dans des centres spécialisés.

Elise POMMARET

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